mardi 26 mai 2015

Est-il réellement interdit de jouer de la musique à Shabboth ?

בס״ד

Est-il réellement interdit de jouer de la musique à Shabboth ?


Cet article peut être téléchargé ici.

De nos jours, les Juifs « Orthodoxes » interdissent et s'interdissent de nombreuses choses, qui n'ont pas toujours une base halakhique, mais auxquelles ils s'accrochent parce qu'elles sont devenues מעשה אבותינו בידינו « Ma´aséh `Avôthénou Bayodhénou – les pratiques de nos ancêtres qui nous sont parvenues ». En d'autres mots, ils s'interdisent telle ou telle chose, car c'est ainsi que faisaient leur père, leur grand-père, leur arrière-grand-père, etc.

Cet article traite d'idées fausses populaires concernant les sources halakhiques classiques relatives au fait de faire usage d'instruments de musique le Shabboth. Le but de cet article n'est pas du tout de prendre et défendre une position halakhique particulière (le but n'est donc pas d'indiquer ce qu'il faudrait faire ou ne pas faire), ni d'adopter et défendre une position métahalakhique (comment déterminer ce qui devrait être fait ou ne pas être fait). Je ne suggère pas non plus qu'il ne faudrait pas écouter et suivre la position halakhique qui prévaut aujourd'hui depuis très longtemps. Je ne fais que reprendre les arguments souvent avancés pour soutenir la position qui domine aujourd'hui et voir s'ils sont réellement conformes aux sources sur lesquelles ces arguments disent s'appuyer. Chacun jugera ainsi par lui-même de la pertinence de ces arguments.

Les gens peuvent évidemment justifier leurs pratiques par de nombreuses raisons, comme par exemple sur la base de considérations esthétiques, sur la base de traditions mimétiques, sur la base d'arguments logiques, sur la base de la préservation d'une certaine identité culturelle, confessionnelle ou communautaire. Mon but n'est pas d'invalider ces raisons (après tout, les gens font ce qu'ils veulent et sont libres de croire ce qu'ils veulent) mais d'exposer la supercherie « halakhique » sur lesquelles ces raisons reposent. En d'autres mots, si quelqu'un affirme qu'il s'interdit telle ou telle chose parce que c'est la coutume de sa famille de l'interdire, très bien ! Il fait ce qu'il veut, même si on pourrait ne pas être d'accord avec cette coutume familiale. Mais s'il prétend qu'il se l'interdit parce que la Halokhoh l'interdit, et qu'il s'avère que ce n'est pas le cas, alors là cela pose un problème ! Et puisque la Halokhoh ne l'interdit pas, il n'est pas en droit d'imposer aux autres ce que lui s'est interdit soi-disant au nom de la Halokhoh ! Et il y a beaucoup d'interdictions qui ne reposent sur aucune base halakhique sérieuse, mais qu'on a imposées à tout le monde comme si cela venait du Sinaï et que faire différemment équivalait à de l'hérésie. On ne peut pas tout mettre sur le dos de la Halokhoh lorsqu'elle n'a rien à voir avec certaines de nos pratiques. À cause de cette mentalité, dans toutes les communautés juives, lorsque certaines personnes sincères se démarquent et font différemment de la majorité, car elles ont découvert que ce qui était interdit par coutume ne l'était pas au niveau halakhique (bien au contraire, beaucoup de choses interdites sont même approuvées dans les sources halakhiques), on les accuse de ne pas suivre la Halokhoh ou de faire partie d'une « secte ». Par exemple, lorsque les communautés appartenant à la mouvance « Carlebach » font usage d'instruments de musique lors de leurs offices en semaine, agissent-ils contre la Halokhoh parce que la majorité des communautés dites « orthodoxes » n'ont pas cette pratique ? Peut-on mettre l'étiquette de « Libéraux » à ces communautés sous prétexte que les pseudos « Juifs Libéraux » font eux aussi usage d'instruments de musique lors de leurs offices, aussi bien en semaine qu'à Shabboth ? Ce n'est pas une question d'être pour ou contre la mouvance Carlebach (je suis personnellement opposé à cette mouvance, pour d'autres raisons), mais de savoir si cette pratique en question est contraire à la Halokhoh, indépendamment du fait qu'elle soit ou pas populaire dans la majorité des communautés.

Nous allons plus particulièrement traiter de l'interdiction de jouer d'instruments de musique à Shabboth en parcourant une à une les raisons communément avancées pour l'interdire.

  • Mythe n°1 : La raison pour laquelle les Sages ont interdit de jouer d'instruments de musique à Shabboth est à cause du deuil sur la destruction du Temple.

Cet argument ne tient pas la route. Le deuil public est interdit à Shabboth. C'est pour cela que les pratiques de deuil personnelles et communautaires sont suspendues à Shabboth. Ainsi, interdire les instruments de musique la semaine pour prendre le deuil sur la destruction du Temple et le permettre à Shabboth pour mettre le deuil entre parenthèses serait plus logique que l'inverse !

D'où provient ce mythe ? De la compréhension erronée de certains passages du Talmoudh qui donnent l'impression qu'à la suite de la destruction du Temple, toutes les formes de musiques (vocales ou instrumentales) sont à présent interdites ! C'est ainsi que tranchent le Rambam1 זצ״ל et Rabbi Yôséf Qa`rô2 זצ״ל. Mais il y a trois problèmes évidents :

  1. nous avions déjà vu en long et en large que ce n'était pas ce que ces passages talmudiques enseignent. (Voir ici et .) Ce que nos Sages ont interdit, c'était le fait de chanter et jouer de la musique dans les lieux de beuverie. Mais cela n'incluait pas le fait de chanter ou faire usage d'instruments de musique à la maison et dans un contexte religieux ou pour une Miswoh (mariage, Barith Miloh, etc.), ou encore pour se donner du cœur à l'ouvrage (de la musique qui a un effet constructif sur l'esprit) ;
  2. cette interdiction ne fut pas décrété à la suite de la destruction du Temple. Cela n'a donc rien à voir avec le fait de prendre le deuil pour le Temple ! L'interdiction fut décrétée au premier siècle avant l'E.C., lorsque l'autorité fut retirée au Sanhédhrin et que les Sages ne pouvaient donc plus exercer un contrôle sur le contenu des paroles des chants ;
  3. il est curieux de voir que la prétendue interdiction de jouer de la musique ou de chanter depuis la destruction du Temple n'est suivie par quasiment personne ! En effet, les Juifs font usage d'instruments de musique et chantent tout au long de l'année ! Où est donc passée cette prétendue interdiction de faire usage d'instruments de musique depuis que le Temple fut détruit ? Étant donné que cette prétendue interdiction n'est pas suivie par la majorité des Juifs, des rabbins ont inventé une règle selon quoi cette interdiction de la musique ne s'appliquait en réalité qu'à Shabboth, mais pas au reste de la semaine (mais là encore, ils n'ont aucune source sur laquelle s'appuyer).

Rappelons donc au passage que la Halokhoh n'interdit pas du tout de jouer d'instruments de musique durant les offices de prière, que ce soit du temps du Béth Hammiqdhosh ou depuis sa destruction. Il est bien connu que certains Hazzonim conduisaient les prières de certaines occasions de l'année avec de la musique qui était jouée par les musiciens de la communauté. En outre, même jusqu'à aujourd'hui, certains Juifs ont la coutume de diriger des offices de semaine particuliers durant l'année avec des instruments de musique :


D'où vient donc cette interdiction de jouer d'instruments de musique à la Synagogue en semaine ? Clairement pas de la Halokhoh !

Ce ne sont que deux exemples, mais il y a beaucoup plus de communautés Orthodoxes qu'on le pense qui jouent des instruments durant les offices de prière durant la semaine ou à des occasions particulières, chose qui n'a jamais été interdite. Et nous verrons que même pour Shabboth, rien ne l'interdit au niveau du Din.

  • Mythe n°2 : La Mishnoh a explicitement interdit de jouer d'instruments de musique à Shabboth et Yôm Tôv, dans Soukkoh 5:1.

Voici ce que dit la Mishnoh de Soukkoh 5:1 en question :

La flûte se jouait parfois cinq [jours] et parfois six. Cela fait référence à la flûte jouée à l'occasion de la Béth Hasha`ôvoh, qui n'a priorité ni sur le Shabboth, ni sur Yôm Tôv. Ils ont dit : « Quiconque n'a pas vu la joie de la Béth Hasha`ôvoh n'a jamais vu de la joie dans sa vie ! »
החליל, חמישה ושישה: זה חליל של בית השאובה, שאינו דוחה לא את השבת ולא את יום טוב. אמרו, כל מי שלא ראה שמחת בית השאובה, לא ראה שמחה מימיו

Pour comprendre cette Mishnoh, il faut commencer à partir de la première du Chapitre 4. À partir du Chapitre 4, la Mishnoh rapporte toute une série d'activités qui avaient lieu durant les huit jours de Soukkôth et les changements que l'on réalisait dans ces activités au Shabboth de la fête pour ne pas profaner Shabboth. Durant Hôl Hammô´édh Soukkôth se tenait chaque jour la cérémonie de la libation d'eau (Béth Hasha`ôvoh). On dansait et chantait chaque nuit jusqu'à l'aube. Toute personne qui savait jouer d'un instrument de musique l'apportait et jouait dans les rues de Jérusalem, tandis que toute personne qui savait chanter venait et chantait. Pusique Soukkôth dure huit jours (sept jours de Soukkôth et un jour de Shamini ´Asarath), il pouvait y avoir cinq ou six jours de Hôl Hammô´édh. Par exemple, si Soukkôth commençait un Dimanche soir, il y avait alors cinq jours de Hôl Hammô´édh (de Lundi soir à Vendredi soir, et du Samedi soir à Dimanche soir), tandis que si la fête commençait un Vendredi soir, il y avait six jours de Hôl Hammô´édh (du Samedi soir au Vendredi soir). La Mishnoh stipule que les célébrations de Béth Hasha`ôvoh n'avaient priorité ni sur Shabboth, ni sur Yôm Tôv. Ce qui signifie que l'on ne pouvait pas jouer de la flûte (et des autres instruments de musique, comme on le comprend du contexte) ni Yôm Tôv (le premier et le huitième jours de Soukkôth), ni à Shabboth de la fête (ou Shabboth Hôl Hammô´édh Soukkôth). (La fête durant huit, l'un des huit serait nécessairement un Shabboth.)

Mais cette interdiction de jouer de la musique à Yôm Tôv Soukkôth et à Shabboth Hôl Hammô´édh Soukkôth n'a rien à voir avec la musique en elle-même, mais avec le fait que les gens allaient porter leurs instruments de musique dans le domaine public, ce qui aurait été une transgression de l'interdiction de porter un jour de Shabboth ou Yôm Tôv, puisque durant le Béth Hasha`ôvoh toute personne pouvait apporter avec lui ses instruments pour ajouter à la joie de la cérémonie. Cela est clairement expliqué par le Rambam, dans son Mishnéh Tôroh :

Hilkhôth Shôfor Wasoukkoh Waloulov 8:13
Comment se passait cette réjouissance ? On jouait de la flûte, on chantait avec une harpe, une luth et des cymbales, et chacun avec l'instrument dont il sait jouer. Celui qui savait chanter chantait. On dansait, on tapait des mains, on sautait et on sifflait, chacun à la manière qu'il connaissait, et on récitait des chants et des louanges. Cette joie ne prévaut ni sur le Shabboth, ni sur Yôm Tôv.
והיאך הייתה שמחה זו: החליל מכה, ומנגנין בכינור ובנבלים ובמצלתיים, וכל אחד ואחד, בכלי שיר שהוא יודע לנגן בו; ומי שיודע בפה, בפה. ורוקדין ומספקין ומטפחין ומפזזין ומכרכרין כל אחד ואחד כמו שיודע, ואומרים דברי שיר ותושבחות. ושמחה זו אינה דוחה לא את השבת, ולא את יום טוב

Cette interdiction de jouer de la musique à Shabboth Hôl Hammô´édh Soukkôth et Yôm Tôv Soukkôth ne concernait donc pas les instruments de musique en eux-mêmes, mais le fait qu'on en jouait dans le domaine public, ce qui fait que les gens auraient transporté leurs instruments dans le domaine public, transgressant ainsi Shabboth et Yôm Tôv ! Cette Mishnoh ne peut donc pas du tout être utilisée pour interdire de jouer des instruments de musique dans une Synagogue (à partir du moment où les instruments y auront été déposés avant Shabboth et qu'on ne les fera pas sortir de la Synagogue avant la fin de Shabboth) ou à la maison le Shabboth.

  • Mythes n°3 : La Gamoro`, dans Bésoh 36b, a explicitement interdit de jouer d'instruments de musique à Shabboth et Yôm Tôv, par crainte qu'on en arrive à réparer un instrument à Shabboth s'il se cassait.

Ce n'est pas tout à fait ce que dit la Gamoro` ! Cette Gamoro` est un commentaire de la Mishnoh de soh 5:2, qui énumère toute une série d'activités qui sont interdites le Shabboth et Yôm Tôv au niveau rabbinique, mais pas au niveau biblique. Et parmi ces activités, la Mishnoh mentionne les interdictions de taper des mains, de taper contre sa cuisse et danser. Sur ces trois interdictions rabbiniques, la Gamoro` commente ceci : גזרה שמא יתקן כלי שיר « C'est un décret qui fut émis par crainte qu'il n'en arrive à réparer des instruments de musique ».

Comment est-on passé d'une interdiction de taper des mains, de taper contre ses cuisses et danser par crainte d'en arriver à réparer un instrument de musique, à une interdiction de jouer d'un instrument de musique le Shabboth ? Que vient donc interdire cette Mishnoh ?

Dans les temps talmudiques, les gens étaient très doués de leurs mains (la plupart des métiers étaient manuels) et fabriquaient aisément des instruments de musique par eux-mêmes. Nos Sages interdirent donc de taper des mains en rythme, taper contre sa cuisse en rythme et danser à Shabboth et Yôm Tôv, parce qu'avec le rythme et la joie créée, les gens auraient pu être tentés de fabriquer pendant Shabboth-même des instruments ou d'en réparer afin que le rythme des mains, les tapements contre la cuisse et les danses puissent être accompagnés de musique. Par conséquent, de nombreux Pôsqim sont d'avis que cette interdiction mentionnée dans la Mishnoh ne s'applique plus à notre époque, car très peu de gens de nos jours sont capables d'assembler un instrument de musique par eux-mêmes. Par conséquent, il n'y a plus lieu d'interdire de taper des mains en rythme le Shabboth, et c'est pourquoi c'est une chose courante chez les Hasidhim notamment de frapper des mains en rythme à Shabboth (tandis que les Litvaqim continuent de l'interdire), car chaque fois que nos Sages ont interdit une chose et ont donné la raison de l'interdiction, si la raison ne s'applique plus, l'interdiction ne s'applique plus également ! C'est pourquoi, même danser à Shabboth est permis à notre époque, tout comme le fait de frapper en rythme contre sa cuisse. Il est ridicule de citer cette Gamoro` pour justifier l'interdiction de la musique à Shabboth !

  • Mythe n°4 : La raison de l'interdiction de jouer de la musique le Shabboth est qu'on pourrait en arriver à accorder l'instrument, ou remplacer une corde cassée

Cet argument est basé sur la Gamoro` mentionnée dans le point précédent, et il a été montré qu'elle ne parle pas d'une interdiction de jouer d'un instrument le Shabboth par crainte d'en arriver à le réparer s'il se cassait. Mais supposons une seconde que cette compréhension de la Gamoro` soit exacte, il faudrait encore savoir de quelle réparation parle-t-on.

Accorder un instrument n'est mentionné dans aucune source. En outre, accorder un instrument ne peut pas être défini comme une « réparation ». Quant au fait de remplacer à Shabboth une corde cassée, cela est explicitement autorisé par la Tôséfto`3 sous certaines conditions (qui ne sont pas très claires dans le texte-même).

Les Tôsofôth4 (qui sont les disciples, gendres et petits-enfants de Rashi זצ״ל) font la distinction entre l'époque du Talmoudh, où la majorité des gens étaient experts dans la fabrication d'instruments de musique, et « notre époque », où la majorité des gens ne le sont pas. Par conséquent, les Tôsofôth écrivent que ce décret du Talmoudh ne s'applique pas du tout à notre époque, et par conséquent, faire des rythmes avec ses mains ou en tapant contre sa cuisse, ainsi que le fait de danser, sont des activités permises à Shabboth et Yôm Tôv. En outre, concernant la crainte d'en arriver à réparer un instrument, les Tôsofôth sont clairement d'avis que la « réparation » interdire doit être suffisamment significative que pour nécessiter l'aide d'un luthier ou tout autre professionnel habile, à l'inverse du réglage d'un instrument ou du remplacement d'une corde de guitare, que tout musicien amateur est capable de réaliser. En d'autres mots, toute réparation qui ne nécessiterait pas de connaissances ou compétences professionnelles est permise d'après eux.

  • Mythe n°5 : Il y a une distinction entre le fait de jouer d'instruments de percussion et les autres sortes d'instruments (à vent, à cordes, etc.)

Les sources ne mentionnent nulle part une telle distinction. En outre, si le problème avec les instruments de musique à Shabboth est la crainte qu'on en arrive à les réparer, en quoi est-ce que les instruments de percussion ne seraient pas un problème (puisqu'ils peuvent aussi se réparer s'ils se cassent, et puisque ce sont des instruments qui peuvent accompagner les battements des mains et des cuisses, ainsi que des danses) ?

Et si le problème avec les instruments de musique à Shabboth est l'interdiction d'émettre un son durant Shabboth (comme l'avancent certains. Oui, certains interdisent de faire du bruit le Shabboth !!!), les instruments à percussion sont eux aussi fabriqués pour émettre des sons, et il faudrait aussi inclure toutes les choses qui créent des sont percutants (même s'ils ne sont pas mélodieux), comme par exemple laisser un moulin tourner pendant Shabboth, frapper à une porte, etc.

  • Mythe n°6 : Il y a une distinction entre jouer des instruments de musique durant la Qabbalath Shabboth et jouer des instruments durant Ma´ariv et d'autres offices de Shabboth.

Certaines communautés ont effectivement la coutume de jouer d'instruments de musique durant la Qabbalath Shabboth, avant le coucher du soleil, mais s'en abstienne pour le Ma´ariv de Shabboth (que le soleil se soit couché ou pas).

Pour commencer, une telle distinction n'existe dans aucune source.

Deuxièmement, « Qabbalath Shabboth » est un office qui n'est venu à l'existence qu'au 16ème siècle !

Troisièmement, à quoi bon faire une telle distinction, puisque de toute façon, jouer de la musique en semaine est permis ? (En effet, tant que le soleil ne s'est pas couché le Vendredi soir, nous sommes encore la semaine, et certains disent qu'un homme n'accepte sur lui le Shabboth qu'au moment où il a récité le Tahillim 92 (qui est le Psaume du Shabboth, et qui est récité au tout début de l'office de Ma´ariv, donc après la « Qabbalath Shabboth »).

Ce sont là tous les arguments « halakhiques » qui sont donnés pour interdire la musique le Shabboth. Ceux qui veulent l'interdire pour des raisons personnelles, rien ne le leur empêche, car on peut s'imposer toutes les mesures de rigueur que l'on souhaite. Comme l'ont dit nos Sages : « Ce qu'un homme s'est interdit lui est interdit ! » Par contre, personne ne peut utiliser la Halokhoh pour dire qu'une chose est interdite alors qu'elle ne l'est pas !

1Mishnéh Tôroh, Hilkhôth Ta´niyôth 5:14
2Shoulhon ´Oroukh, `Ôrah Hayyim 560:3
3`Érouvin 8:19

4soh 30a
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